Justice

A 16 ans, ce « jeune Lyonnais » est cité dans 79 affaires judiciaires et condamné… 3 fois !

Médecin
 

Les psychanalystes expliqueront certainement son étrange comportement par le fait qu’il a été probablement conçu dans les fumées des lacrymogènes et au son des grenades, pendant les célèbres émeutes de Vaulx-en-Velin des années 90. Manque de pot, il n’a aujourd’hui que 16 ans et, comme le relate Europe 1, « son nom est cité dans 79 affaires judiciaires »… Prometteur ! Mais comme il est mineur, ce fameux patronyme, on ne le connaîtra pas. Son prénom non plus, d’ailleurs. Charles-Édouard ? Jean-Christophe ? Peut-être le rejeton d’aristocrates descendant des compagnons des premiers croisés, comme Godefroy de Bouillon, Baudouin de Boulogne ou Hugues de Vermandois ?

Mais c’est tout à l’honneur de la presse de ne pas stigmatiser une famille, qui a sûrement tout fait pour élever son fils dans le respect de nos fameuses valeurs républicaines. On saura donc seulement que c’est « un jeune Lyonnais bien connu des services de police ». Mais beaucoup moins, hélas, de ceux de la Justice : huit comparutions seulement. Et combien de « rappels à la loi » du procureur ? Ce n’est pas précisé, mais ce qui est sûr, c’est que ça n’a pas eu beaucoup d’effet. Et le tout pour aboutir à… trois condamnations ! Un rapport implications/condamnations de moins de 4 %. Alors, soit ce « gamin » est la reine des anguilles, soit nos impôts sont encore plus mal employés qu’on ne croit.

Le dernier exploit du jeune homme, c’est une altercation avec un automobiliste alors qu’il circule à scooter. Il tape sur la voiture, brise une des vitres du véhicule, dont les éclats de verre iront blesser un passager. Et, pour faire bon poids, des menaces de mort à l’adresse du conducteur. Ensuite, à l’hôtel de police, le jeune homme ne veut pas obtempérer et finit par se taper la tête contre un bureau, obligeant les policiers à lui mettre un casque. Il sera finalement hospitalisé. »

L’histoire ne dit pas si François Hollande lui a rendu une visite de courtoisie comme au petit Théo, lequel, à en juger par la vidéosurveillance, n’était d’ailleurs pas si petit que ça…

Sans souhaiter un sort comparable à notre jeune « Lyonnais », il est permis de se demander si l’ordonnance de 1945 sur la justice des mineurs, avec son « excuse atténuante de minorité », est encore bien adaptée à ce genre de fauve en liberté. La loi stipule que, contrairement à un adulte, le mineur est un être en devenir, et ne peut donc pas être jugé et condamné de la même manière, et que l’éducation est la clé pour une vraie efficacité de la justice pour mineurs.

Souhaitons, donc, bonne chance aux éducateurs qui prendront en charge cet être en devenir.

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