Wild Kim - Corée du Nord

Ballet tragique dans le ciel coréen ?

Ancien pilote de chasse
 

L’exercice aérien Vigilant Ace, américano-coréen, débute ce lundi pour cinq jours.

Il met en œuvre 230 avions de combat et 12.000 militaires au sol, selon les communiqués de presse.

Tous les médias s’accordent pour indiquer que ces manœuvres sont une réponse à la menace nord-coréenne suite à la démonstration récente de sa montée en puissance balistico-nucléaire. Ceci est en partie inexact si l’on se rappelle que de tels exercices conjoints se répètent quasi annuellement depuis 1976 !

Certes, les moyens mis en œuvre à l’occasion, et la date rapprochée après la dernière « provocation » de Pyongyang, justifient une démonstration de force, avec une puissance de dissuasion classique faisant suite aux rodomontades et menaces de Trump. Mais il semble – étonnement ? – que le déploiement aéronaval puissant annoncé précédemment par le président ne soit pas impliqué dans cette opération d’envergure. Escalade militaire au degré moins un avant opérations réelles de rétorsion préventives ?

Pour Kim Jong-un, la « provocation totale » est du côté américain, dans le jeu de poker vocal qui illustre pour le moment la tension montante, sinon ultime, régnant entre le petit ermite et le géant yankee…

À tout considérer, avec beaucoup de recul et un peu de logique, qui serait le fautif si des escarmouches ou des incidents d’identification déclenchaient des tirs réels et une escalade incontrôlée ? Celui confiné dans son espace territorial et défendant sa souveraineté ou le puissant s’érigeant en gendarme d’un espace qui ne lui appartient pas ?

Sans faire offense à qui que ce soit, et surtout à la mémoire d’absent célèbre, la posture nord-coréenne rappelle à certains égards celle de la France et de la création de sa force de frappe.

Capacité dont la mission suprême est de n’être jamais déclenchée…

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