Boulevard Voltaire a cinq ans !

 

Le 21 novembre 2011 à 9 heures 30, quatre hommes se retrouvèrent au Zimmer, place du Châtelet à Paris, pour un petit déjeuner de travail. Ce rendez-vous était motivé par la ferme conviction qu’il existait dans le Web français un espace pour un site différent, un site dont la ligne directrice serait une totale liberté d’expression dans le cadre de la loi. Pas de « ligne éditoriale », pas de « prêt-à-penser », pas de couleur philosophique imposée. De gauche, de droite, républicains ou monarchistes, chacun pouvait devoir trouver sa place sur cette nouvelle plate-forme qui donnerait la part belle au peuple, aux « vraies gens », selon l’expression popularisée par les Guignols.

Finalement, trois des participants à cette réunion – dont votre serviteur – s’embarquèrent dans l’aventure. Trois générations, trois cultures différentes, trois volontés de faire naître un média alternatif, respectueux de toutes les opinions et motivés par l’idée qu’on attribue faussement à Voltaire : se battre pour que toutes les opinions soient exprimées, même celles sur lesquelles nous ne sommes pas d’accord.

Dominique Jamet trouva le nom : il y avait Rue89 ? Nous serions Boulevard Voltaire. Et puis, à Paris… c’est bien le boulevard qui fait le lien entre la place de la Nation et celle de la République. On ne saurait être plus clair ! Le petit Gavroche de Delacroix en logo (il y est toujours) et nous voilà partis !

Après de longs mois de gestation, le 1er octobre 2012, il y a exactement cinq ans, naissait Boulevard Voltaire.

Les trois fondateurs étaient comme les mousquetaires : ils étaient quatre. Mais le quatrième était une femme, Emmanuelle Duverger, qui prit dès avant le lancement les rênes de la rédaction. Boulevard Voltaire, malgré la mâle réunion de fondation, serait d’ailleurs avant tout une aventure de femmes. Emmanuelle fut bientôt rejointe par Gabrielle Cluzel, la plus talentueuse plume de la nouvelle génération féministe – aujourd’hui directrice de la publication – et par Charlotte d’Ornellas, qui sut tendre son désormais fameux micro rouge à tous ceux auxquels on ne donne jamais la parole, des pro-vie français jusqu’aux Syriens d’Alep.

Cinq ans et 22.700 éditoriaux plus tard, Boulevard Voltaire est plus vaillant que jamais et caracole dans le trio de tête des sites de la réinfosphère. Plus de 1.200 auteurs se bousculent pour y publier leurs écrits. Et une excellente équipe d’encadrement rédactionnel prend soin chaque jour de concocter une nouvelle édition pour le lendemain… comme au bon vieux temps de la presse qui sentait l’encre et l’huile des rotatives.

Tant de liberté et d’amour du peuple auquel on donne enfin la parole excitent la Bête. Tout l’été 2016, nous avons subi une attaque informatique de très grande ampleur. Depuis avril 2017, un groupuscule étranger aux pratiques fascistes s’époumone à essayer de nous faire taire, en mentant comme d’antiques arracheurs de dents sur notre sérieux rédactionnel. Ces attaques, qui s’apparentent à des gesticulations de pucerons devant un éléphant, n’obtiennent qu’un seul résultat, mais il est très positif : ils nous apportent la preuve que nous sommes dans le droit chemin, que nous remplissons parfaitement notre mission, qui est de dire à temps et à contretemps toutes les vérités qui dérangent les menteurs, offrir une tribune à tous dans le respect scrupuleux des lois, être le porte-voix des petits, des sans-grade, des sans-dents, de « ceux qui ne sont rien ».

Bref, être de France, républicains.

Boulevard Voltaire a cinq ans ! Rendez-vous en 2022 !

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