Politique

La charte des Patriotes : beaucoup de bruit pour rien

 

« Pour le “Frexit” et le mariage pour tous : Philippot dévoile la “charte” des Patriotes », titre Le Figaro.

On ne s’attardera pas sur le Frexit car, au risque d’agacer les ultralibéraux intégristes, notre assujettissement à l’Europe entrave considérablement ce droit fondamental à disposer de nous-mêmes – suivant le principe édicté jadis par le président américain Woodrow Wilson – en tant que nation indépendante. Toutefois, il convient de penser la sortie de l’Union européenne avec pragmatisme, pas en claquant la porte brutalement avec les risques économiques majeurs que cela comporterait pour la France.

Il n’empêche, en l’état, l’Union européenne est soumise au mondialisme et ses préceptes insoutenables, dont la marchandisation du corps et la frénésie migratoire insufflée par l’Allemagne d’Angela Merkel ne sont pas des moindres.

S’agissant des sujets de société, la perspective 23 des Patriotes – tâchant de démontrer que leur président « compte bien aussi se différencier du Front national » (Le Figaro) – stipule : « Le gouvernement doit se concentrer sur les grands problèmes de la nation et laisser à la société le soin de définir son modèle de société, par des outils comme le référendum d’initiative populaire. Selon cette philosophie, Les Patriotes respectent les derniers choix de société comme le mariage pour tous. »

Avec le mariage pour tous, la société française n’a cependant pas eu son mot à dire puisque, malgré les appels de la droite à l’époque pour un « grand débat national », la loi a été votée sans recours au référendum. Maintenant, Les Patriotes n’ont, semble-t-il, pas compris que le mariage pour tous était une boîte de Pandore qui, en plus de légaliser à terme la PMA et la GPA pour tous, déconstruira le socle premier de la nation, à savoir la famille. Cela dit sans aucune homophobie, tout en rappelant une énième fois que le mariage n’est pas propre aux catholiques mais à un homme et une femme !

Plus généralement, à travers les 26 perspectives de leur charte, Les Patriotes apparaissent comme une formation politique hybride puisant tant à gauche qu’à droite. Leur candeur – défense des animaux, économie verte, la paix dans le monde, toutes choses à ne pas mépriser au demeurant – serait d’ailleurs touchante si elle ne dissimulait pas le besoin obsessionnel de Florian Philippot d’exister sur la scène politique.

Il y a aussi de la démagogie dans ces perspectives, voire du clientélisme, lorsque je lis ceci : « En luttant contre l’islamisme, la République permet notamment aux Français musulmans de pratiquer leur religion sans risquer d’être assimilés à cet extrémisme » (perspective 20). Car il est évident que si l’islam ne se réforme pas en profondeur – c’est-à-dire en repensant le Coran et les hadiths, qui recèlent une intolérance incompatible avec nos us et coutumes –, il continuera d’enfanter des extrémistes.

Les Patriotes, c’est donc beaucoup de bruit pour rien.

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