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Il faut être fort pour décrypter la presse mainstream !

Ancien officier de Gendarmerie

Diplômé de criminologie et de criminalistique

 

Le camouflage de la presse « mainstream » est du grand art. Sud-Ouest, dans un article du 14 septembre nous donne un exemple :

« Bordeaux : une femme agressée en pleine rue. »

Généralement, le titre est à la fois percutant et explicite, il résume à lui seul les faits. Dans le cas présent, nous restons sur notre faim, ne sachant rien ni sur le type d’agression ni sur l’auteur. Comme il y a des agressions tous les jours, que c’est devenu d’une triste banalité, le lecteur n’ira peut-être pas plus loin.

Mais rentrons dans le vif du sujet :

« Une enquête criminelle en flagrance, pour viol et violences, a été ouverte par le parquet de Bordeaux, mercredi, à la suite de l’agression d’une femme âgée d’une trentaine d’années, en pleine rue, dans la nuit de mardi à mercredi, dans le centre-ville de Bordeaux. Il était environ 1 h 30 du matin quand la victime a croisé son agresseur, rue Jacques-Ellul, artère qui relie la place Sainte-Croix au cours de la Marne, en longeant la place André-Meunier. »

Puis le quotidien laisse la place au secrétaire général du parquet :

« D’après les éléments dont nous disposons, l’inconnu l’a abordée pour lui demander du feu et s’est jeté sur elle. La victime a subi de nombreux coups, au point de perdre connaissance. Ce sont des passants qui l’ont secourue et ont permis l’interpellation de son agresseur. »

Après la narration de l’arrestation du noctambule par ces piétons, la partie la plus instructive est relatée en fin de récit :

« L’homme était ivre au moment de son arrestation. Ramené au commissariat central de Bordeaux, il était toujours en garde à vue […] L’enquête a été confiée à la brigade départementale de la protection de la famille de la Sûreté départementale. Il s’agit d’un homme majeur, en situation irrégulière sur le territoire. D’après l’identité qu’il présente, et qui reste encore à confirmer, il n’avait pas d’antécédents judiciaires, indique le parquet. Mercredi, la victime était toujours hospitalisée au CHU Pellegrin, à Bordeaux. Elle a pu être entendue par les enquêteurs, mais ne se souviendrait pas de ce qu’il s’est passé après sa perte de conscience. »

Ce fait divers dramatique titré de manière neutre mérite que l’on s’attarde sur plusieurs points :
– Nous apprenons en fait qu’il s’agit d’un viol, donc d’un crime gravissime et que l’auteur, qui a bien été arrêté, est « en situation irrégulière ». C’est donc un clandestin ou un migrant, ce qui revient au même, mais n’est pas mentionné dans l’en-tête.
– Le récit ne nous précise pas de quel pays est originaire l’homme, par contre, le texte met en avant son alcoolisme comme pour, en quelque sorte, d’avance dédouaner l’acte.

Tout est fait, dans cet écrit, pour minimaliser la portée de l’acte et la situation illégale de l’individu arrêté.

On le voit, la grande presse, aux ordres de la bien-pensance, gomme et adapte ce qui n’est pas politiquement correct. Ainsi, pourquoi Sud-Ouest n’a pas titré la réalité : « Bordeaux : une femme violée dans la rue par un clandestin » ?

Aujourd’hui, c’est au lecteur à décrypter les articles pour avoir une idée de la vérité.

Diplômé de criminologie et de criminalistique

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