Migrants

Et si on poussait jusqu’au bout la logique des « migrantophiles » ?

Professeur agrégé et écrivain
 

Les « migrantophiles » vivent dans un monde à part où les règles du bon sens ont été abolies.

Pour faire comprendre la distorsion de la réalité qui les affecte, je vais pousser leur logique jusqu’à la folie de ses derniers retranchements et chaque étape que je vais énoncer se déduit automatiquement de la précédente, du moment qu’on accepte les deux axiomes de base : « Un réfugié économique doit avoir les mêmes droits qu’un demandeur d’asile » et « On croit sur parole un migrant dès qu’il se déclare mineur ».

Même si les déductions peuvent vous sembler grotesques et risibles, elles sont pourtant logiques dès lors que l’on accepte les principes de départ précédemment énoncés et que tous les pro-migrants ont adoptés.

– Il est inhumain et indigne de renvoyer un étranger chez lui contre son gré.

– Tout migrant qui se prétend mineur (même s’il paraît avoir 40 ans) doit être cru sur parole et être pris en charge jusqu’à la date de son hypothétique majorité où il sera régularisé. Ne nous arrêtons pas aux 50.000 euros par an et par personne (Le Figaro du 16 février 2018) que coûte cet accueil.

– Comme tout tri est moralement abject, et comme le voyage clandestin depuis le pays d’origine est dangereux (5 % des migrants périssent en route ou sont réduits en esclavage), autorisons tous ceux qui le souhaitent à venir chez nous légalement par avion. En outre, la France payera le voyage à quiconque le demande, pour ne pas créer une ségrégation par l’argent. Bien entendu, les nouveaux arrivés bénéficieront sans délais de carence des mêmes droits (RSA, etc.) que les Français.

– Les immigrants économiques cherchent avant tout une existence et des revenus décents. Pourquoi leur imposerions-nous, pour les obtenir, un déracinement culturel qui est un déchirement et une souffrance ? Accordons donc à quiconque est demandeur les moyens de vivre dignement chez lui en lui versant le RSA (ou une autre allocation similaire) sans qu’il ait besoin de quitter son pays. Et pour que ceux qui choisiraient de rester chez eux ne pâtissent pas de cette décision, bâtissons à l’étranger hôpitaux, écoles, lycées et universités.

– Pour financer ces mesures indispensables et qui s’imposent à tous, il n’y aura pas d’autre choix que d’augmenter les impôts (TVA, CSG, impôt sur le revenu, etc.). Tous les êtres humains étant frères et sœurs. Il faut égaliser les revenus entre les différents pays et baisser de manière drastique ceux des Occidentaux.

Si un migrantophile ne va pas jusqu’au bout de cette logique, s’il s’arrête en chemin, on peut lui faire un procès en hypocrisie et en pharisianisme.

S’il y a tant de morts en mer, si les réfugiés prennent tant de risques, c’est parce qu’ils savent qu’ils seront, à terme, régularisés en France s’ils posent le pied sur notre sol.

Insistons sur ce point : si on refuse de renvoyer des migrants économiques chez eux, si on est partisan de recevoir tout le monde, il est absolument immoral, ignoble, abject de sélectionner les 95 % d’heureux élus par une loterie morbide.

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