Pierre Bergé est décédé

 

Nous ne ferons pas, sur Boulevard Voltaire, d’autre commentaire que les quelques lignes qui suivent.

Nous n’avons pas épargné Pierre Bergé de son vivant, cela n’a échappé à personne. Nombre de contributeurs, profondément choqués par ses propos sur LMPT, la GPA, les fêtes chrétiennes (pour n’en citer que quelques thèmes), ont pu exprimer leur indignation – justifiée – à loisir.

Mais sur Boulevard Voltaire, nous ne tirons pas sur les ambulances, encore moins sur les corbillards.

Nous aimons à célébrer les beautés de notre civilisation, nous tentons donc de ne pas oublier que nos aïeuls se découvraient au passage des convois funéraires, quel qu’en fut le contenu, et traitaient avec respect les dépouilles de leurs adversaires sur les champs de bataille.

Comment prétendre que « tout fout le camp » en secouant la tête, et faire chorus aux noms d’oiseaux, injures de tricoteuses, quolibets graveleux dignes de l’entreprise Bedos père & fils ?

Prier pour le repos de son âme, pour les croyants, ou se taire dignement pour les autres ne signifie ni approbation ni oubli. Mais nous ne crachons pas sur les tombes.

Nous ne sommes pas Charlie Hebdo qui, en 1988, au moment de l’accident mortel de Jean-Pierre Stirbois, cadre du Front national, rendit un vibrant hommage… à l’arbre contre lequel la voiture de celui-ci s’était fracassée ! Vingt ans plus tard, ses enfants pleuraient encore en évoquant ce dessin satirique.

Sur les réseaux sociaux, on pouvait trouver, au hasard des réactions, cette réflexion qui vaut « hommage » original, sans rien cautionner, bien au contraire, des options provocatrices de l’homme. Elle émane de Damien Rieu, militant identitaire, que l’on ne peut guère soupçonner de sympathie pour le personnage :

« Les grandes fortunes patriotes devraient s’inspirer de l’esprit militant de Pierre Bergé. Il a beaucoup donné pour ce en quoi il croyait. »

Après tout, pourquoi pas. On peut lui reconnaître cela.

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