Dimitri Casali : « Sommes-nous à la veille d’une révolution majeure ? D’une nouvelle Terreur comme en 93 ? »

L’Histoire se répète toujours deux fois (Larousse), tel est le titre du dernier livre de Dimitri Casali et Olivier Gracia. Pour les auteurs, il y a des similitudes troublantes en Histoire, et notre époque n’y fait pas exception…

Dimitri Casali, l’histoire se répète toujours deux fois. Pourquoi ce titre ? De quoi parle ce livre ?

Ce livre qui sort chez Larousse cette semaine rappelle les similitudes qu’il y a en Histoire. Je voulais attirer l’attention du public sur les similitudes de l’Histoire entre 1789 et 1939, et aussi celles entre Louis-Philippe et Macron. En 1789, nous sommes dans une même situation de crise économique et sociale.

Sommes-nous à la veille d’une révolution majeure ? Ou alors sommes-nous – ce que nous développons dans ce livre – en train de retrouver une nouvelle Terreur comme en 93 ? Cette fois-ci, la terreur est intellectuelle et menée par les grands ayatollahs, les grands accusateurs publics, de la pensée unique que sont les groupes communautaires.

Je pense plus spécifiquement au CRAN, avec ses attaques sur Colbert.

Ils nous demandent de renier notre Histoire comme l’histoire de Colbert.

En 1939, nous sommes à la veille d’un grand conflit mondial. Nous avons, à l’époque, négligé le péril brun. Nous sommes en train de négliger le péril vert, le terrorisme islamique.

Nous voyons bien que nous sommes dans la même situation qu’en 1939 où la majorité des médias et des hommes politiques de l’époque ne voyaient pas en Hitler un danger.

Effectivement, nous avons connu à la fois la guerre et le déshonneur.

Vous avez fait un lien entre Macron et Louis-Philippe. Est-ce pour cette recherche du compromis intenable ou parce que Macron incarnerait une espèce de néo-orléanisme difficilement définissable ?

On voit bien sa position d’entre-deux-chaises, que l’on peut qualifier d’orléanisme.

La première similitude est qu’il sait s’entourer de grands entrepreneurs. Louis-Philippe, à l’époque, avec la révolution industrielle et économique, s’était entouré des frères Pereire, deux banquiers d’affaires.

Macron sait s’entourer de Xavier Niel et Patrick Drahi, des grands entrepreneurs de la révolution numérique.

Concernant la deuxième similitude, Olivier Gracia et moi posons la question.

Sommes-nous à la veille de la révolution de 1848, une révolution populaire menée par Mélenchon et sa France insoumise ? Ou alors allons-nous vers une aire nouvelle de progrès à la fois économique et social ?

C’est la question que nous soulevons à la fin du livre. Nous serons vite fixés.

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