Thuram, solidaire de footballeurs noirs américains, met un genou à terre !

Ancien officier de Gendarmerie

Diplômé de criminologie et de criminalistique

 

L’ancien défenseur de choc de l’équipe de France de football et champion du monde 1998 Lilian Thuram ne pouvait pas laisser passer l’occasion, durant son séjour en Suède, de faire allusion à l’attitude de certains joueurs professionnels de football américain. Ceux-ci, soi-disant pour lutter contre le racisme, ont mis un genou à terre pendant l’exécution de l’hymne de leur pays. Furieux, le président américain n’avait pas mâché ses mots en les traitant, durant un discours, de « fils de pute ».

Pour Lilian Thuram, cette posture n’était qu’un geste de solidarité contre les « inégalités et les injustices » commises envers les Noirs aux États-Unis. Cet argument est singulier quand on y songe, car les inégalités, ces sportifs composés en majorité d’Afro-Américains les symbolisent le mieux en gagnant souvent plus de vingt millions de dollars par an !

À Stockholm, donc, où il était invité d’honneur au titre de docteur honoris causa pour la fondation contre le racisme qui porte son nom, le footballeur devenu militant a posé un genou à terre et brandi le poing avec deux « idiots utiles », Ansgar Nunni et Susan Faludi, en guise de communion avec les athlètes, ceci sous les applaudissements de l’assemblée. À cette occasion, selon l’AFP, il a notamment déclaré : « Il y a un problème racial, une certaine inégalité qui est liée au passé, mais ça ne concerne pas que les États-Unis. Nous sommes ici en Suède, ça concerne malheureusement la Suède, ça concerne la France. »

Cette attitude et ces paroles entraînent chez moi plusieurs interrogations.
Notre « fouteux », un chantre de l’antiracisme ? Pourtant, Christophe Dugarry avait retracé une anecdote troublante sur la victoire de l’équipe de France en 1998 : « Ce qui me gêne, chez Lilian Thuram, c’est sa volonté de passer pour le juge de la Cour suprême […] Après la finale, on faisait la fête dans les vestiaires, on sort de la douche. Et là, j’entends Lilian Thuram dire : “Allez, les blacks, on fait une photo ensemble”. Je ne suis pas le seul à avoir entendu cela puisque Franck Leboeuf a dit “Lilian, qu’est-ce tu dis ? T’imagines, toi, si nous, les Blancs, on avait dit cela ?” »

Non, l’homme de Point-à-Pitre n’est pas en lutte contre le racisme, il est en lutte avant tout contre le racisme anti-noir ou ce qu’il assimile au racisme anti-noir. Ce en quoi il a parfaitement le droit. Par contre, ne fait-il pas acte d’hypocrisie en blâmant tous les racismes sans faire allusion, par exemple, au racisme anti-blanc ?

Quand, pour la deuxième année consécutive, un « camp d’été décolonial » interdit aux Blancs est organisé sur le territoire français, l’ancien joueur ne s’insurge pas.

Quand Houria Bouteldja, auteur de Les Blancs, les Juifs et nous, indique, dans son livre, « On ne reconnaît pas un juif parce qu’il se déclare juif mais à sa soif de vouloir se fondre dans la blanchité », on n’entend pas notre footballeur crier au scandale.

Quant au sexisme, autre forme de racisme, n’oublions pas que l’animatrice Karine Le Marchand avait accusé son ancien compagnon de l’avoir agressée et avait déposé une plainte pour « violences conjugales », plainte qu’elle retira dix jours plus tard, comme par hasard, juste avant que Thuram ne reçoive des mains de Hollande la Légion d’honneur…

Diplômé de criminologie et de criminalistique

POUR ALLER PLUS LOIN